Toute l'actu du Bois-énergie

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 Le p'tit défi Bois

 


Les Défis Ruraux - mai 2017  

 

L'actu du bois-énergie en Seine-Maritime

De nouveaux projets de chaudières collectives fleurissent dans nos campagnes

Mairie de BouvilleLes travaux ont commencé sur la commune de Bouville (communauté de communes de Barentin). Une chaudière granulés en conteneur de 100 kW chauffera cet hiver la mairie et la salle des fêtes rénovée. Le choix d'un combustible bon marché est ici particulièrement adapté pour un bâtiment patrimonial difficile à isoler. En effet, la mairie est installé dans un château de près de 1 000 m².
A Autretot, la commune a désigné un maître d’œuvre pour réaliser un réseau de chauffage au bois déchiqueté entre le groupe scolaire et 3 salles communales. Les travaux devrait avoir lieu dans le courant de l'année. Ils s'accompagneront d'une amélioration de l'isolation des bâtiments.
Enfin la commune de Bardouville, en vallée de Seine, a lancé en début d'année une consultation pour un projet de chauffage au bois déchiqueté issu de l'entretien des haies de la commune. 5 bâtiments publics devraient ainsi être raccordés représentant une surface totale d'environ 1000 m².

Penser la filière bois bocager à l’échelle territoriale

Filière bois bocagerNous poursuivons le travail en commun avec la Métropole Rouen Normandie sur l'intégration de bois agricole dans le plan d'approvisionnement des chaufferies du territoire. Cette action s'intègre dans le cadre du projet AMI Bois pour la dynamisation de la filière bois. Les négociations avancent bien et devraient aboutir à l'incorporation de bois bocager issu du territoire de la métropole dans l'approvisionnement de la chaufferie de Mont-Saint-Aignan dès l'automne 2017.

Le label bois bocager à l'essai dans le pays de Bray

Label bois bocagerLes agriculteurs intervenant dans l'approvisionnement du réseau de chaleur de Neufchâtel-en-Bray vont être sollicités pour contribuer à la définition du cahier des charges d'un label bois bocager d'envergure nationale géré durablement . Ce projet est porté par le réseau AFAC-Agroforesteries* et déja expérimenté par la SCIC Bois Bocage énergie dans l'Orne. Voir les principaux objectifs.

* Association Française Arbres Champêtres et Agroforesteries

Chaufferies agricoles : des retours d’expérience prometteurs

Chaudière EARL Vieilles RuesVoici deux fiches de retours d'expérience sur des chaufferies agricoles :

Les temps de retour sur investissement de l'ordre de 5 ans sur ce type de projets agricoles sont particulièrement intéressants.
Nous sommes à l'écoute des agriculteurs pour étudier l'opportunité d'une telle installation sur leur exploitation agricole.
Consultez les chaufferies actuellement en fonctionnement sur les départements 27 et 76.

L'abre : un bien collectif ?

Alexis Billien« Je suis Alexis Billien, étudiant à l’école d’agronomie de Rennes en Environnement, Agriculture durable et Développement Territorial. Je suis aux Défis Ruraux, depuis début mars, pour une période de 6 mois, dans le cadre d’un stage porté par l’association mais aussi par le Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande.
Je vais participer à une étude sur la mise en place d’un outil de financement innovant de l’arbre en milieu agricole. L’idée est de faciliter l’accès pour la profession agricole à un soutien de la part du secteur public, des particuliers ou même des entreprises, pour la mise en place sur leurs parcelles, d’arbres, qu’ils  fassent partie d’une haie bocagère ou d’un système agroforestier.
Les avantages qu’apportent ces structures du paysage aux milieux sont nombreux. Amélioration du cadre de vie, lutte contre l’érosion des sols, amélioration de la qualité de l’eau, maintien de la biodiversité. L’arbre permet aussi de stocker le carbone atmosphérique dans les produits du bois ou dans le sol. Il amène aussi une ressource énergétique valorisable et durable, pouvant remplacer une partie de nos énergies fossiles, et ce, en émettant moins de CO2.
L’objet de mon stage est de rendre au bocage normand sa place de fournisseur de services écosystémiques et d’élément indissociable d’une identité paysagère locale. Pour que les acteurs du territoire ayant un rôle à jouer autour de cette question se mobilisent, chacun pourra donner son avis sur le chemin à suivre, et trouvera une oreille attentive qui saura prendre en compte ses attentes. »

Financement participatif Greenpeace : la plantation des haies a commencé

La plantation des 10 km de haies financées en 2015 (cf.P’tit défi n°16) a commencé cet hiver avec une grande diversité de formes de haies et d’essences d’arbres. Pour Mathieu Forgeot qui cultive des plantes aromatiques et médicinales en bio, l’objectif est avant tout de favoriser la biodiversité et en particulier les auxiliaires des cultures ainsi que les pollinisateurs. Il a donc choisi d’implanter autour de ses parcelles une diversité d’essences permettant d’assurer des floraisons presque toute l’année. Le linéaire mitoyen avec un agriculteur conventionnel est planté en double rang séparé de 1,2 m afin de limiter la dérive de produits de traitement du voisin dans son champ. Enfin, à terme, le bois récupéré lors de la taille des arbres servira à faire fonctionner un séchoir collectif au bois pour sécher les plantes aromatiques.
Les plants sont paillés avec du compost au pied et de la paille pour garder l’humidité dans le sol et empêcher les « mauvaises » herbes de concurrencer les arbres au début de leur croissance.
Les plantations se termineront l’automne prochain. Merci à tous les contributeurs pour avoir rendu possible ce projet. Nous vous tiendrons informés du résultat final.

Novembre 2016 : deux journées consacrées à la plantation de haies et la gestion pérenne du bocage

Forts du succès de la première journée de formation "Gestion pérenne des haies" que nous avions organisée fin 2015, nous avons, en novembre 2016, renouvelé cette formation en l’étendant sur 2 journées afin de détailler davantage les contenus. En vue de toucher un nouveau public, la formation avait cette fois lieu en pays de Bray. Le succès a de nouveau été au rendez-vous puisqu’il y a eu 7 participants à la première journée et 13 à la deuxième.
Tous les aspects ont pu être abordés : de la plantation jusqu’à la valorisation du bois, grâce à la diversité des intervenants sollicités (professeur de sylviculture au lycée de Mesnières-en-Bray, chambre d’agriculture, CUMA…).

 

Un point sur les aides à l’installation de chaudières bois à destination des particuliers

Les nouvelles aides régionales à destination des agriculteurs ne sont pas encore votées. Elles devraient passer en Commission Permanente le 30 juin.

En attendant, voici un état des lieux des financements accessibles aux particuliers pour des chaufferies au bois.

Département de Seine-Maritime
Cette aide s'adresse aux logements anciens et est sous conditions de revenu. Le taux d'aide varie de 20 à 30 %, en fonction du niveau de ressources du demandeur. Il s’applique à un montant de travaux TTC plafonné à 6 000 € TTC, soit une subvention maximum de 1 800 €.
Plus d'infos ici

Chèque éco-énergie régional
Tout le détail ici
Le chèque éco-énergie régional est destiné aux habitations de plus de 15 ans et s'adresse aux propriétaires occupants ou propriétairse bailleurs. Certaines aides sont soumises à des conditions de ressources.

  • Chèque éco-énergie "Audit énergétique et scénarios" : réalisation d'un audit énergétique et proposition de scénarios de travaux avant d'engager une rénovation BBC compatible (montant d'aide plafonné à 800 €)
  • Chèque éco-énergie "Travaux"  : suite à une étude énergétique, réalisation de travaux de rénovation compatibles BBC :
    - Niveau 1
    : une première étape de rénovation permettant de gagner 40 % sur sa consommation d'énergie (montant d'aide de 2 500 €)
    - Niveau 2 : une première étape ambitieuse de rénovation permettant de gagner 60 % sur sa consommation d'énergie (montant d'aide de 4 000 €)
    - Niveau 3 : une rénovation globale BBC en une seule fois (montant d'aide de 9 200 €)

ANAH Habiter mieux
Sur conditions de revenu.

Les aide disponibles :

  • Si vous vous situez dans la catégorie "ressources très modestes" :
    - 50 % du montant total  des travaux HT. L’aide de l’ANAH est de 10 000 € maximum.
    - prime Habiter Mieux : 10 % du montant total des travaux HT , dans la limite de 2 000 €.
  • Si vous vous situez dans la catégorie "ressources modestes" :
    - 35 % du montant total des travaux HT. L’aide de l’ANAH est de 7 000 € maximum.
    - prime Habiter Mieux : 10 % du montant total des travaux HT, dans la limite de 1 600 €.

Certificat d'économie d'énergie
Quelques centaines d'euros sont à récupérer ici ou là.

Informations complémentaires :

En bref...

Le DD Tour fait la part belle au bois énergie

L’Agence Régional de l’Environnement lance un service gratuit de voyage d’étude à destination des collectivités afin de promouvoir la découverte de pratiques exemplaires en faveur de l’environnement et du développement durable : le DD Tour.
Nous participerons en particulier au parcours n°2 qui vise à présenter la démarche du PETR du Pays de Bray sur le bois énergie issu du bocage brayon : à partir des exemples du collectif d’agriculteurs EDEN, du réseau de chaleur de Neufchâtel-en-Bray et de la chaufferie collective du groupe scolaire de Gaillefontaine.

Agenda

1er juin. Journée agroécologie organisée par les fédérations des MFR le 1er juin à Tôtes. Nous tiendrons un stand sur la gestion des haies et la filière bois énergie associé à une démonstration de déchiquetage de la CUMA « haies’nergie et territoires ».

7 et 8 juin. Formation « Conduite de chaufferies bois » à Canappeville (Eure) Public visé : chauffagistes, agriculteurs et employés communaux. Les fonds de formation des chauffagistes et du VIVEA sont mobilisables pour cette formation.

 

 
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Les Défis Ruraux sont missionnés par la Région Normandie et l'ADEME pour mettre en oeuvre le Plan régional Bois-énergie et Développement Local.
 
 
 

www.chauffage-boisdechiquete.fr

Photos : A. Billien, R. Lemonnier, L. Tillier.

 

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