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Le p'tit Défi n°15 - juillet 2015
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Le mot de la présidente

Cette nouvelle est passée, à la manière du personnage : très modestement. Jean-Paul Commare a pourtant fait le grand saut. Après 4 années de présidence puis 3 années de vice-présidence, il vient de mettre fin à ses missions d'administrateurs pour les Défis Ruraux. En plus de ses fonctions d'administrateur, Jean Paul a été pendant quelques mois en appui à la direction, lors du congé maternité de notre directrice. Les salariés se souviennent encore de ce passage express au sein de l'équipe : une présence remarquée et appréciée ! une occasion unique d'être au cœur du quotidien, de toucher au plus près de la réalité des actions définies par les administrateurs puis mises en œuvre par les salariés…

Jean-Paul aura été Président de tout poil : en réunion, sur le terrain, par mail jusqu'à 23h – si, si ! - il aura accompagné les Défis Ruraux dans tous les moments d'une vie : doute, virages, succès…

Ce n'est qu'un petit au revoir car Jean-Paul ne quitte pas complètement les Défis Ruraux : à défaut de siéger au Conseil d'Administration, il reste, en tant qu'adhérent plus qu'avisé, impliqué dans plusieurs de nos comités de pilotage thématiques. Mille mercis au Président et bienvenue à l'adhérent !

Sylvie Claes, présidente

Pour mieux se connaître

>>> De nouveaux venus aux Défis Ruraux

nouveaux venusJuliette Roussignol nous a rejoints en avril sur une mission courte de 6 mois afin d'accompagner les agriculteurs brayons sur la contractualisation des nouvelles MAEC (voir plus bas notre article sur les MAEC). La campagne s'étant achevée il y a quelques semaines, Juliette continue sa mission par la récolte de données technico-économiques sur des fermes herbagères normandes.
Quant à Thibaut Trévisan, étudiant à Bordeaux Sciences Agro, il réalise un stage de 4 mois aux côtés de Bertrand Farrié sur la thématique des systèmes herbagers.
Fin août, nous accueillerons une nouvelle stagiaire : Apolline Boissau. Elle achève sa formation à l'Institut Supérieur d'Agriculture (ISA) de Lille ainsi qu'un Master européen d'agroécologie en Norvège. Elle réalisera une enquête qualitative auprès des collectivités locales pour comprendre leurs motivations et freins à l'introduction de produits locaux en restauration collective, récolter des données d'évolution et déterminer les besoins pour des projets futurs.
Enfin, nous saluons le départ de Laura Tillier, venue, durant 6 mois, renforcer l'équipe sur l'organisation des portes ouvertes « de Ferme en Ferme ».

>>> Du nouveau chez les bénévoles
A l'issue de notre AG 2015, un nouveau mode de fonctionnement associatif a été validé. Celui-là, incluant des comités de pilotage plus opérationnels, vise à acquérir plus d'efficacité et de réactivité dans les prises de décision et à favoriser l'implication ponctuelle des bénévoles, hors Conseil d'Administration. Ceci aura également pour objectif de favoriser la réflexion sur de nouveaux axes de travail qui, faute de comités de pilotage thématiques, dépassaient jusqu'alors rarement le stade du débat en Conseil d'Administration. Lire la suite

Retrouvez la composition du CA, du bureau et des comités de pilotage des Défis Ruraux ici

L'actu des Défis

CIRCUITS COURTS

>>> Les AMAPiens se forment

en quête de qualitéEn Haute-Normandie plus que partout ailleurs, les AMAP ne font pas exclusivement appel à l'agriculture biologique, le nombre de producteurs bio restant encore insuffisant à ce jour. Mais ces associations de consommateurs convaincus conservent une recherche de compromis dans le choix de leurs fournisseurs qu'il n'est pas toujours aisé de définir lorsqu'on ne maîtrise pas les pratiques agricoles. A la suite de l’assemblée générale du réseau régional des AMAP, les Défis Ruraux ont été sollicités pour organiser un temps d'échanges, d'information et de formation à l'agriculture durable : comment faire pour savoir si un agriculteur non bio a des pratiques respectueuses de l'environnement et des hommes ? Près d'une trentaine d'Amapiens étaient présents et ont ainsi pu échanger avec notre animatrice.

Contact : Stéphanie Heuzé

DE FERME EN FERME

>>> Avril, juillet, octobre....
Vous avez dit culture(s) ? 2015Fin avril, plus de 5000 visiteurs se sont rendus dans les 21 fermes participant à l'opération « de Ferme en Ferme ». Merci aux agriculteurs d'avoir accueilli et sensibilisé ces haut-normands avides de découverte. Par leurs pratiques, ils demeurent les meilleurs ambassadeurs de l'association pour sensibiliser le grand public à une autre vision de l'agriculture : valorisation de ressources alimentaires locales (par le pâturage notamment), utilisation d'énergies renouvelables, réduction voire arrêt de l'usage des produits phytosanitaires, animation du territoire (par l'activité pédagogique), commercialisation en circuits courts...
Merci aussi à nos associations partenaires toujours fidèles au rendez-vous, qui apportent, via des animations ludiques et pédagogiques, une plus-value didactique sur des sujets proches de nos valeurs.
La suite, ce sont les 5 rendez-vous artistico-champêtres de ce mois de juillet.
Les rencontres et débats de l'automne sont, quant à eux, encore en pleine préparation.

Contact : Fanny Dupont

S'INSTALLER EN AGRICULTURE

>>> Un printemps qui fait pousser des projets !

poussesLes beaux jours arrivant, de magnifiques projets ont fleuri dans notre belle campagne normande. En ce début d’année prometteuse, ce ne sont pas moins d’une vingtaine de porteurs de projets qui sont aujourd’hui suivis pas les Défis Ruraux.
Qu’ils soient issus du milieu agricole ou non, diplômés ou non, qu’ils s’installent sur l’exploitation familiale ou non, nous accompagnons de nombreux profils.
Les projets en eux-mêmes sont également très éclectiques: du maraîchage en pays de Bray aux vaches laitières en pays de Caux en passant par la transformation du lait de chèvre dans le Vexin. Une tendance toutefois cette année : la permaculture. De nombreux porteurs de projets s'adressent à nous avec le projet de produire une nourriture saine, exempt de produits phytosanitaires et économes en carburant.

Contact : Lison Demunck

PRODUIRE AUTREMENT

>>> Naissance de la laiterie « Brin d'herbe »

yaourtAprès deux ans de travail collectif accompagné par les Défis Ruraux pour développer le projet, la laiterie Brin d’herbe a vu le jour à Bréauté. Benoit Décultot et Aldric Vandermeersch, tous deux agriculteurs herbagers, se sont associés pour créer cet outil collectif de transformation et commercialisation, conduisant à l’embauche d’une personne. L’objectif : valoriser le lait issu de fermes herbagères et proposer localement des produits laitiers de qualité accessibles au plus grand nombre. Les fermes d’Aldric et Benoit s’appuient sur un cahier des charges comprenant notamment : 50 % minimum de vaches de races normandes, des vaches nourries toute l'année avec au moins 75 % d'herbe, un temps de présence minimum de 7 mois en pâturage, une absence d'OGM dans l'alimentation des animaux.

Aujourd’hui, la laiterie propose du lait pasteurisé, des yaourts, de la crème et du beurre, en vente sur la ferme et chez des revendeurs en Pays de Caux. Elle propose aussi de transformer le lait d’autres agriculteurs en prestation car elle dispose de l’agrément CE.
Si vous souhaitez soutenir cette initiative qui allie respect de l’environnement, bien-être animal et développement économique, vous pouvez visiter leur site internet et goûter leurs produits.
Si vous avez vous-même un projet de transformation ou valorisation à la ferme, n’hésitez pas à contacter les Défis Ruraux pour un accompagnement.

Contact : Coralie Henke

>>> Bois bocager : maîtriser l'itinéraire technique pour dégager un revenu

boisUne étude réalisée dans la Manche évalue la rentabilité économique des haies. Grâce à un prix de vente 20 % plus cher que celui de la plaquette forestière, le bois bocager peut être une source de revenu agricole à condition de bien maîtriser l'itinéraire technique.
L'étude préconise :

  • la limitation des tailles d'entretien
  • un cycle d'exploitation de 13 ans
  • une coupe mécanisée mais sélective afin de maintenir toutes les fonctions de la haie
  • une sélection des meilleurs arbres pour accélérer la repousse de la haie et surtout de baisser les charges de coupe

En suivant cet itinéraire et en atteignant une production de 30 m³ apparents/ 100 mètres linéaires en 13 ans, la vente du bois couvre les charges de plantation, d'entretien et de production de plaquettes. Le plan de gestion bocager est un outil indispensable pour optimiser la rentabilité économique de la haie.
On note toutefois que le bois bocager peut constituer une source de revenu si et seulement si les valeurs non-marchandes de la haies sont prises en compte dans les politiques d'achat du bois. (autrement dit si les collectivités acceptent de payer le bois bocager plus cher aux vues des nombreuses externalités positives qu'il induit)

A lire : Un article dans l'Agriculteur normand, Le rapport complet

Contact : Denis Hernandez

>>> Suivi de pâturage en pays de Caux
herbeLe printemps 2015 a été l’occasion de tester un nouveau dispositif pour sensibiliser les éleveurs à l’intérêt des prairies dans le système fourrager et les accompagner dans la gestion de leur pâturage.
Ce suivi repose sur une série de visites chez l’éleveur. La première est l’occasion de faire un diagnostic de l’exploitation et des pratiques de pâturage mises en place sur la ferme. Pour les suivantes, un tour de prairies est réalisé systématiquement en présence de l’éleveur pour évaluer l’impact de ses pratiques sur la pousse de l’herbe et aborder ensemble les facteurs qui déclenchent la prise de décision (entrée et sortie de paddocks, débrayage d’une parcelle…). Le contenu de ces visites est adapté aux problématiques rencontrées par l’éleveur sur son exploitation et à ses questionnements : réalisation d’un profil de sol sur une prairie défaillante, analyse botanique pour identifier la valeur fourragère de la prairie, analyses des valeurs alimentaires de l’herbe… Lire la suite

Contact : Bertrand Farrié

>>> Introduire le désherbage mécanique dans la conduite du maïs

moulinetsLe 15 juin dernier, en partenariat avec la Communauté de Communes Caux Vallée de Seine et la CUMA de la Voie Romaine, une petite dizaine d'agriculteurs s'est réunie sur la parcelle de Patrick Cabot à Trouville-Alliquerville. Cette année, différentes stratégies de désherbage y ont été expérimentées sur maïs.

Nous avons d'abord présenté le panel d'outils utilisables pour le désherbage (herse étrille, houe rotative, bineuse) en soulignant les avantages et limites de chacun.
Le choix des stratégies testées a ensuite été expliqué, en prenant en compte tous les aspects de l'itinéraire technique : objectifs, dates de semis, travail du sol, etc. Les coûts de chacune des modalités a été calculé, afin de comparer des stratégies économiquement pertinentes.

Deux outils ont été proposés en démonstration. Lire la suite

Contact : Thomas Roland

AGRICULTURE & TERRITOIRES

>>> Restauration collective : les nouveaux projets 2015
restauration collectiveL'accompagnement des collectivités normandes visant à faciliter l'introduction de produits fermiers locaux en restauration collective se poursuit sur des projets variés.
A Saint-Valery-en-Caux, l'objectif est une amélioration de la qualité de leurs approvisionnements. Est-ce qu'il est possible d'intégrer plus de produits en circuits courts, issus de l'agriculture biologique et durable tout en respectant la saisonnalité de notre région ? Suite à l'accompagnement des Défis Ruraux, la commune a ajouté un lot en ce sens dans le renouvellement de leur marché de denrées alimentaires. Les candidatures étaient attendues avant le 29 juin. Nous devrions savoir, durant l'été, si un fournisseur local engagé dans des démarches de développement durable et biologique a été retenu.
Quant à la ville d'Yvetot, elle a validé fin juin l'adhésion aux Défis Ruraux et, de ce fait, un accompagnement pour introduire plus de produits locaux durables et/ou biologiques dans la restauration communale.
Enfin, côté entreprise, c'est dans le cadre du dispositif d’accompagnement des restaurants d'entreprises de la Métropole Rouen Normandie (Cf. P'tit défi n°12) que l’Institut Départemental de l’Enfance, de la Famille, du Handicap pour l’Insertion (IDEFHI) nous a sollicités – ainsi qu'IBN – pour intégrer de manière régulière des produits locaux biologiques et/ou durables. Son ambition est de soutenir le développement de ces filières régionales mais aussi de valoriser l’image de sa restauration en proposant une offre étoffée et éco-responsable à ses convives.

Contact : Stéphanie Heuzé

>>> Bilan de campagne MAEC sur le Pays de Bray

Les MAEC, qu’est-ce que c’est ?
Pâturage en pays de BrayLes Mesures Agro-Environnementales et Climatiques sont un outil mis en place par l’Europe - dans le cadre du 2e pilier de la PAC - pour valoriser des pratiques agricoles vertueuses en faveur de l’environnement. Prenant la suite des MAE de l’ancienne programmation, elles reposent sur une démarche volontaire de la part des agriculteurs qui pourront bénéficier d’aides financières supplémentaires en contrepartie d’un engagement sur 5 ans à respecter un cahier des charges variable selon l’objectif poursuivi.

Ces mesures se déclinent sous deux formes :

  • Les engagements unitaires s’appliquent à l’échelle de la parcelle et répondent à des enjeux locaux prioritaires. Quelques exemples ici
  • Les mesures systèmes encouragent un changement de pratiques à l’échelle du système de production et engagent l’ensemble de la SAU de l’exploitation. En Haute-Normandie, deux mesures sont ouvertes (avec plusieurs déclinaisons pour chacune). Plus d'infos ici

Les MAEC systèmes en Pays de Bray

Pour cette première campagne du nouveau programme MAEC, les Défis Ruraux ont travaillé aux côtés du Pôle d'Equilibre Territorial et Rural du Pays de Bray, de la chambre d'Agriculture de Seine-Maritime (chargé du pilotage du projet) et du Conservatoire des Espaces Naturels afin d'accompagner les éleveurs brayons souhaitant s’engager dans une MAEC système polyculture-élevage. Cette mesure représente l'un des piliers forts du Projet Agro-Environnemental et Climatique du territoire pour enrayer les dynamiques d’abandon de l’élevage et de retournement de prairies, récurrentes dans le Pays de Bray.

Malgré un contexte délicat (première année d'un tout nouveau dispositif dont on découvre les mesures) dans lequel s’est déroulée cette première mouture du dispositif MAEC 2015 – 2020, les éleveurs ont répondu présents. Cette année, grâce à un important travail mené sur le terrain, les Défis Ruraux ont permis à 39 agriculteurs de faire reconnaître leurs pratiques d'élevages herbagers par l’Europe à travers une contractualisation en MAEC systèmes. D’autres se sont d'ores et déjà positionnés pour intégrer le dispositif l’an prochain.

Contact : Bertrand Farrié.

>>> Le bois à l'honneur à Gaillefontaine

inauguration GaillefontaineLe 29 mai a eu lieu la double inauguration de la chaufferie au bois bocager du groupe scolaire de Gaillefontaine et de la nouvelle déchiqueteuse de la CUMA Haie'nergie et Territoires.
L’événement a attiré beaucoup de monde et l'ensemble des partenaires financiers (État, ADEME, Région Haute-Normandie, Département de Seine-Maritime) et acteurs de la filière ont loué le caractère exemplaire de cette chaufferie intégralement fournie en bois bocager de proximité. En 2015, la commune de Longueville-sur-Scie devrait rejoindre cette pionnière, parmi les toutes premières chaudières 100 % « bois bocager agricole ».

Contact : Denis Hernandez

>>>LÉtat soutient les projets collaboratifs territoriaux concernant le bois-énergie

L'Appel à Manifestation d'Intérêt DYNAMIC Bois vise à financer des projets collaboratifs à l’échelle des territoires, regroupant plusieurs acteurs impliqués dans la mobilisation du bois. Il est géré par l’ADEME dans le cadre du Fonds chaleur (dispositif national soutenant la production de chaleur à partir de sources renouvelables).
Il cible 3 catégories de mesures :
- l’animation entre les acteurs,
- les investissements matériels et immatériels,
- l’amélioration des peuplements.

La mobilisation de bois bocager entre également dans le cadre de cet appel à projet.
Pour l'heure en Haute-Normandie, seule la candidature de Rouen Métropole a été sélectionnée et les Défis Ruraux y sont associés dans l'optique du développement d'une offre de bois bocager sur le territoire.

Contact : Denis Hernandez

La presse en parle

journauxRetour sur notre assemblée générale 2015 qui traitait de l'épineuse question des quotas laitiers :

Zoom sur les 2 dernières communes accompagnées par les Défis Ruraux en restauration cllective :

On vous aura prévenu !On vous aura prévenu !

La Région maintient son dispositif d'aide aux projets bois énergie des petites collectivités avec un bonus pour les plans d'approvisionnement locaux ! Plus d'infos ici

AgendaL'agenda des Défis

25 juillet
"Bee LadieZ". Danse orientale chez I.C.ART (Fontaine-en-Bray). Plus d'infos ici

16-17 septembre
Voyages d'études à la découverte des systèmes herbagers du Nord et de la Wallonie (Renseignements : Bertrand Farrié)

Fermes en débat (Retrouvez tout le programme en détail très bientôt !)
- 25 septembre à la ferme aux Amaranthes (Sainte-Marguerite-en-Ouche)
- 2 octobre à la ferme du val de Bures (Bellencombre)
- 16 octobre à la ferme normande (Maniquerville)
- 23 octobre à la ferme de l'Escargotier (Marais-Vernier)

4 novembre
Visite des chaufferies bois de Longueville-sur-Scie et Sainte-Marguerite-sur-Mer organisée par l'Agglomération dieppoise, en partenariat avec les Défis Ruraux. (Programme en cours d'élaboration). Inscriptions auprès de Hadrien Babka ou de Denis Hernandez.

Automne 2015
Une série de visites de chaufferies collectives à l'automne est également en préparation sur le territoire Métropole Rouen Normandie.

17 et 18 novembre 2015
Formation « Conduite de chaufferies » à Longueville-sur-Scie. Cette formation s'adresse aux agents de collectivités et aux élus en charge du suivi et/ou de la maintenance des équipements de chauffage collectif au bois. Voir programme ici

Novembre 2015
Formations « Aromathérapie en élevage laitier » - 2 jours en initiation et 1 jour en perfectionnement (Renseignements : Coralie Henke)

L'actu en bref
L'actualité nationale vue par Brigitte Lech, administratrice de l'association

Vous avez peut être raté le beau documentaire d'Ariane Doublet, "La Terre en morceaux", tourné en Pays de Caux. Un film diffusé sur Arte, mais aussi à Yvetot et Saint-Valery-en-Caux… Le public est venu nombreux et la projection a donné lieu à des débats passionnés ! Dix ans pour voir se morceler terres et paysages laissés aux promoteurs et/ou distributeurs, à une urbanisation qui bétonne sans vergogne... « Tous les mécanismes de ce morcellement désordonné des terres sont mis en lumière, ainsi que les victimes » écrit Le Monde : Petits exploitants et jeunes agriculteurs qui ne trouvent plus guère de lieux pour s'installer. En ligne de mire aussi la "financiarisation de l'agriculture", une terre qui devient un placement de plus en plus recherché par les banques. Question posée par le film : Allons nous assister impuissants à ce désastre ?

Sources : Telerama, 27/052015 ; Le Monde, 05/06/2015

Le Bio s'installe durablement
C'est LSA, magazine des professionnels du commerce et de la distribution qui le titre en "Une" de couverture de son numéro du 14 Mai 2015.
Avec quelques arguments : Un marché en croissance continue depuis 10 ans qui a atteint 5 milliards d'Euros de CA en 2014, qui séduit de plus en plus les consommateurs et en attire de nouveaux : 62 % des français en consomment désormais au moins une fois/mois ; 90 % se déclarent consommateurs occasionnels, avec des achats effectués pour l'essentiel en GMS (80 %, soit près de la moitié des ventes du bio, 25 % dans les magasins spécialisés, 1/3 des ventes, 20 % à la ferme et 18 % chez les artisans commerçants.) Lire la suite

Source : LSA, 15/05/2015

Chez nous aussi on en parle : "Des céréales qui ont de l'avenir" titre Paris Normandie du 1/07, " A Saint-Vast-Dieppedalle, les agriculteurs bio de Haute-Normandie militent sur les opportunités économiques et les modalités d'accès à la filière céréale bio dans la région" une rencontre qui fait suite à l'opération des "Rencontres Lin et Chanvre textiles biologiques" qui avait réuni une vingtaine de professionnels (agriculteurs, filateurs, tisseurs) qui en ont profité pour faire un zoom sur la culture du lin bio.

Source : Paris Normandie, 01/07/2015

Ils ne sont pas encore bio, mais ils défendent "une agriculture très raisonnable," et les communes leur font confiance. Ainsi Saint-Valery-en-Caux qui déclare "faire le choix du frais et du local" dans le cadre de l'appel d'offre sur la fourniture des denrées alimentaires pour la cantine : "Nous souhaitons mettre dans nos plats plus de produits frais qui répondent à des exigences de circuits courts et de développement durable, avec moins de pesticides et d'OGM" a expliqué Pasquine Gabel, adjointe aux affaires scolaires . C'est aussi le choix de Mikaël Leclerc, ingénieur agricole de formation qui exploite à "La Ferme de mon Grand Père" six hectares en maraîchage avec des méthodes proches de l'agriculture biologique. Il emploie deux personnes à temps plein à l'année et compte en embaucher une troisième. L'extension des terres cultivées, note le journal, permet de produire plus de légumes, de multiplier les points de vente et de répondre aux marchés publics des collectivités .

Source : Paris Normandie, 01/07/2015

"Les agriculteurs bio franciliens misent sur les cantines"
C'est la conviction d'un groupement de producteurs qui viennent de s'organiser pour s'adresser directement aux restaurants des collectivités territoriales qui plébiscitent les produits biologiques ; En mettant sur le marché des volumes de produits plus importants, ils pensent pouvoir répondre à la demande en proposant, notamment, des prix plus accessibles.

Source : Le Parisien, 26/05/2015

Le lin européen cherche des débouchés dans l'industrie
En pleine période de "Festival du Lin" organisé chaque année dans la Vallée du Dun et qui connaît un succès grandissant, le filière Chanvre-Lin publie un état des lieux réalisé avec BVA et Bio by Deloitte. Sans surprise, on apprend que l'Europe occupe le premier rang mondial du secteur avec 80 % de la production mondiale devant la Chine , avec 80000 ha cultivés entre Caen et Amsterdam et 12 000 emplois directs. Lire la suite

Source : Les Echos, 22 et 23/05/2015

En Arles, l'épicerie solidaire née en 2008 s'efforce de redresser le cap pour continuer d'exister ."Solid'Arles joue sa survie sur les exercices à venir" titre La Provence.

A l'origine, ce point de vente bien connu des habitants d'Arles et du quartier de Griffeuille s'était fixé un double objectif : miser sur les circuits courts pour maintenir l'agriculture locale et permettre à chacun d'avoir accès aux fruits et légumes grâce à des prix attractifs calculés en fonction des revenus des consommateurs (bénéficiaires ou non des minima sociaux) en tenant évidemment compte des coûts de production et d'une juste rémunération des producteurs recrutés dans un rayon de 60 km. Lire la suite

Source : La Provence, 15/06/2015

Pour se faire entendre, on redécouvre avec succès le moyen de la pétition. "Change.org donne de la voix en France ; la plate-forme de pétitions en ligne, créée en 2007 revendique 4,5 millions d'utilisateurs dans notre pays"
190 000 signatures obtenues en 48 heures pour demander la naturalisation de Lassana Bathily, figure perçue comme héroïque de la prise d'otages parisienne de l'Hyper Cacher le 9 janvier, et réponse trois jours plus tard par l'Elysée qui annonce la naturalisation… Plus près de nous en Seine Maritime, Julie Sagaert demande le respect de l'engagement des pouvoirs publics à reloger sa maison de retraite pour chevaux menacée par la construction du dernier tronçon de la 4 voix Rouen/Dieppe… Lire la suite

Source : Le Monde, 27/04/2015.

coquelicotsNous vous souhaitons à tous de très bonnes vacances !

Copyright photos : R. Lemonnier, Défis Ruraux, L. Tillier, Fotolia.com, FocalPoint, Illustrations.fr.
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