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Le p'tit Défi n°14 - mars 2015
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Le mot de la présidente

Défier le monde et les idées reçues !
Un journaliste nous interrogeait récemment sur l'importance du mot « Défis » dans notre patronyme associatif… Il est vrai qu'à employer ce terme à longueur de journées, on pourrait en oublier le sens originel et ce qui a poussé, il y a près de 25 ans, une poignée de ruraux et d'agriculteurs à choisir ce mot pour notre belle association…
Mais, ne nous y trompons pas : aujourd'hui encore, la notion de défis est toujours au cœur du projet associatif ! Elle constitue notre force – oser, imaginer… - mais aussi notre faiblesse – n'être encore qu'une aiguille dans une botte de foin du système agricole actuel -.
Parce qu'il faudra toujours quelques pionniers rêveurs pour « essuyer les plâtres », les Défis Ruraux seront toujours là, à la pointe de l'innovation, répondant à des demandes en marge qui pourraient devenir bientôt le nouveau modèle agricole dominant. Rêvons un peu !

Sylvie Claes, présidente

L'actu des Défis

CIRCUITS COURTS

>>> Longue vie à « Nos paysans normands » !

brocsLe projet d'externalisation de l'activité d'approvisionnement des restaurants collectifs en produits locaux est proche de l'aboutissement.
L'assemblée générale constitutive de l'association Nos Paysans Normands a eu lieu le 15 décembre dernier en présence d'une dizaine de producteurs.
Lors de cette réunion, Hubert Pesquet, Sylvie Claes, Patrice Bonnal, Laurent Anquetil et Cyrille Moreau ont été élus pour constituer le bureau de l'association. Hubert Pesquet et Sylvie Claes ont ensuite été respectivement élus président et trésorière.
Nos Paysans Normands va continuer à défendre les valeurs des Défis Ruraux en développant les débouchés des produits locaux durables et biologiques. Quant à Soizic Watrin, embauchée aux Défis Ruraux en septembre 2014 pour gérer l'activité d'approvisionnement, elle va tout naturellement rejoindre cette nouvelle structure pour y assurer des missions similaires, en tant qu'unique salariée de l'association.
L'assemblée générale 2015 est prévue le mardi 3 mars à 14h dans les locaux des Défis Ruraux. Le transfert de l'activité économique entre les Défis Ruraux et Nos Paysans Normands devrait, quant à lui, être effectif le 1er avril.

Contact : Soizic Watrin

>>> Restaurateur cherche producteur...
speed-dating restaurateurs/producteursSuite de notre travail mené avec le Club Gastronomie Normande en Seine (Cf. P'tit défi n°13)…
Le 9 février dernier, Interbio et les Défis Ruraux, missionnés par la CCI* de Rouen, sont rentrés dans le vif du sujet pour faire se rencontrer l'offre (les producteurs) et la demande (les restaurateurs).
Cette mise en relation a pris la forme d'un « speed dating » d'un autre genre : une dizaine de producteurs rencontraient une dizaine de restaurateurs au cours de mini rendez-vous « tournants », de 7 à 8 minutes. Les restaurateurs ont eu le plaisir de découvrir une offre exhaustive de produits courants disponibles dans les fermes normandes : légumes, fromages, fruits, viande, volailles, boissons…
A l'issue de ces rencontres, certains producteurs sont repartis avec des commandes-tests. L'un d'entre eux a déjà été sollicité pour une deuxième commande.
Il est prévu que les Défis Ruraux, Interbio et la CCI se revoient en septembre, après le pic d'activités des restaurateurs, pour envisager une suite à cette action. Les Défis Ruraux restent toujours disponibles pour rencontrer les producteurs qui souhaiteraient travailler avec des restaurateurs. Faites-vous connaître !

Contact : Stéphanie Heuzé

* Chambre de commerce et d'industrie

DE FERME EN FERME

>>> Premier rendez-vous donné au public en avril !
de Ferme en Ferme, 2015Découvrez en exclusivité le casting de cette nouvelle édition « de Ferme en Ferme 2015 », riche en animations ! Cette année, 21 agriculteurs de l'Eure et de la Seine-Maritime participeront aux portes ouvertes d'avril.
Du miel au savon de lait d'ânesse, de la pomme à l'hortensia, du cochon à la chèvre, en passant par la plus traditionnelle - mais non moins passionnante ! - vache de nos prairies verdoyantes… l'agriculture de Haute-Normandie est riche de nombreux savoir-faire à découvrir.
Pour les plus jeunes visiteurs, les activités ludiques et éducatives proposées par les associations partenaires de l’événement leur permettront d’aborder avec plaisir les enjeux du développement durable. Pour les autres, ce sera l'occasion de compléter leur carnet d'adresses rurales : fermes pédagogiques, magasins à la ferme…
Retrouvez tout le programme ici
Et rendez-vous très bientôt sur notre site internet pour connaître la suite des festivités : « Vous avez dit culture(s) ? » et « Fermes en débat »

Contact : Fanny Dupont

S'INSTALLER EN AGRICULTURE

>>> forum régional de l'installation agricoleForum régional de l'installation agricole : réunir les forces en présence

Le Forum régional de l'installation agricole a accueilli, le 15 janvier 2015, à l'hôtel de Région, plus de 200 participants dont 5 établissements scolaires et près de 20 stands professionnels. Il visait un public diversifié (scolaires, porteurs de projet, salariés et techniciens agricoles) et des objectifs multiples : faire connaître et reconnaître la multiplicité des profils et des projets d'installation agricole régionaux, présenter les nouveaux dispositifs d’aides aux futurs agriculteurs, offrir l'opportunité de rencontrer tous les acteurs de l'installation haut-normande en un même lieu.
Dans un contexte actuel où le nombre d’installations hors-cadre familial et notamment le nombre de personnes non issues du milieu agricole augmente d’année en année, le métier d’agriculteur bénéficie d’une image plus positive que ne l’imaginent les agriculteurs eux-mêmes. Ces porteurs de projet, certes « atypiques », représentent pour autant l’avenir de l’agriculture de demain et nécessitent donc tout notre intérêt. Aussi, il nous semblait primordial d’organiser un événement d‘envergure régionale ouvert à tous les profils de l'installation agricole.
Un temps fort à renouveler !

Contact : Lison Demunck

PRODUIRE AUTREMENT

>>> Aromathérapie : les antibiotiques, c’est pas automatique, même en élevage !

l'aromathérapie en élevage bovinPlan Eco-antibio, résistances aux antibiotiques, augmentation des frais vétérinaires en élevage… autant de motivations pour se tourner vers les alternatives à l’utilisation des antibiotiques.
Suite à la demande d’agricultrices haut-normandes,  les Défis Ruraux proposaient leur première formation à l’aromathérapie en élevage bovin en 2014, en s'appuyant sur l’expérience des éleveuses(rs) de l’ADAGE (CIVAM de Bretagne).
Depuis, plus d’une trentaine d’éleveuses(rs) et un vétérinaire de notre région se sont formés à l’utilisation des huiles essentielles en élevage laitier, avec Michel Derval, naturopathe spécialisé sur le sujet. Traitements des mammites, soins des veaux et autres bobos d’élevage sont au cœur des échanges ; ainsi que le choix des huiles essentielles et la réglementation en la matière.
Pour faciliter la mise en application des protocoles étudiés en formation et l’échange autour de ces pratiques novatrices, nous avons mis en place un forum d’échanges* sur le site internet des Défis Ruraux, ouvert à toute personne qui en fait la demande. Rendez-vous sur :
http://www.defis-ruraux.fr/index.php/forum

Contact : Coralie Henke

* Nous pouvons ouvrir d'autres thématiques d'échanges sur ce forum, à votre demande.

>>> Revenir à l'essentiel : observer son troupeau

vachesLe 6 février dernier, le groupe Herbe du pays de Bray s’est réuni pour découvrir la méthode OBSALIM. Mise au point par un vétérinaire du GIE zone verte, cette méthode permet aux éleveurs de réaliser, de manière autonome, un diagnostic de leur ration alimentaire.
Pour cela, elle s’appuie sur l’observation du troupeau et la reconnaissance de symptômes alimentaires aussi divers que l’aspect général de l’animal, des yeux, du poil ou encore des bouses et de l’urine...
Le principe est assez simple : 61 symptômes sont réunis dans un jeu de cartes et l’éleveur sélectionne ceux qui reviennent le plus souvent dans son troupeau. La combinaison des signes observés permet une évaluation de la ration selon différents critères : l’énergie fournie par la ration, la teneur en azote, la quantité de fibres, la stabilité ruminale.
A l’aide de cette méthode didactique, les éleveurs peuvent ainsi s’affranchir des normes techniques et faire confiance à l’observation de leur troupeau pour évaluer l’alimentation de leurs animaux.
Pour découvrir plus en détails cette méthode : http://www.obsalim.com/la-methode.htm.

N'hésitez pas également à nous contacter !

Contact : Bertrand Farrié

>>> Mise en place d'essais « systèmes » au lycée agricole d'Yvetot

essais systèmeEn janvier dernier, notre ministre de l'agriculture a dressé le bilan mitigé du plan EcoPhyto 2018 et a annoncé les nouvelles orientations du plan pour les années à venir. Alors que les enjeux sont de taille (réduire de 50 % l'utilisation de pesticides d'ici 2025), les pratiques innovantes et performantes en la matière tardent à être adoptées par le plus grand nombre. En effet, elles nécessitent plus de technicité et leur potentiel est souvent mal connu.

C'est dans ce contexte que le lycée agricole d'Yvetot a décidé de mener des essais sur des systèmes de culture tournés vers l'agroécologie. L'objectif de cette démarche est de mettre en œuvre différents leviers agronomiques à une échelle plus grande que celle de la micro-parcelle, pour construire des systèmes cohérents, qui fournissent une production de qualité avec de bons potentiels de rendement, tout en étant attentif à la préservation des ressources (érosion des sols, pollution de l'eau par les nitrates et les produits phytosanitaires, etc.)
Plusieurs parcelles de l'exploitation du lycée ont donc été mises à disposition pour tester, sur plusieurs années, 3 systèmes de culture : agriculture intégrée, agriculture de conservation et agriculture biologique. En collaboration avec la chambre d'agriculture de Seine-Maritime, le GRAB HN et les Défis Ruraux, la conduite de ces systèmes a été définie, avec des rotations typiques du territoire.

Un suivi précis sera mené sur ces parcelles, incluant des mesures de reliquats azotés, des comptages d'adventices, des calculs d'indicateurs de biodiversité, etc. Ces essais permettront de fournir des références techniques et économiques sur les potentialités des différents systèmes expérimentés. Ils serviront également de support pédagogique pour les étudiants, qui pourront y observer et évaluer les divers leviers agronomiques mis en place.

Contact : Thomas Roland

AGRICULTURE & TERRITOIRES

>>> Un nouvel outil de transformation collective en projet
un atelier collectif de transformation de la viande en projetA l'instar de l'accompagnement mené pour la mise en place du magasin fermier d'Epreville, les Défis Ruraux accompagnent, cette année, un groupe de trois éleveurs du Pays de Caux désireux de créer un outil collectif autour de la viande (atelier de découpe de viande et laboratoire de transformation). Le projet a pris forme grâce à la volonté des trois éleveurs - bovins, ovins et porcins - de mieux maîtriser la transformation de leurs produits ; mais aussi la détermination d'un boucher, convaincu par cette démarche innovante de circuit court en collectif.
Des investissements relativement lourds au démarrage leur ont donné l'idée de s'appuyer sur une forme de financement participatif : via la plateforme Miimosa, ils viennent donc de lancer une collecte originale aux contre-parties on ne peut plus « terroir local» !
Le projet initial envisage 3 types de transformation (découpe de la viande fraîche, fumoir et conserverie) et la création de deux emplois (un boucher et un assistant).
Une preuve de plus que la dynamique actuelle des agriculteurs innovants est tournée vers l'optimisation des outils de production, la traçabilité, la qualité et la relocalisation des circuits de production.

Contact : Stéphanie Heuzé

>>> Les « mises à feu » de 2014

Au cours de l'année 2014, ce sont quatre chaufferies collectives rurales qui sont entrées en fonctionnement. L'une d'entre elles, dans la commune des Loges, a la particularité d'être installée dans un conteneur préfabriqué. Outre un temps de mise en place raccourci, cela permet de simplifier la démarche administrative du permis de construire.

Les LogesLes Loges. En l'absence d'espace disponible dans les locaux, l'option « conteneur pré-fabriqué » a permis, pour un coût plus faible qu'un bâtiment dédié, de raccorder l'école et un logement pour une surface totale de 520 m² sur une chaudière OKOFEN de 45 kW. Le budget d'investissement global est de 53 000 € HT.

Bellencombre. Il s'agit d'une chaufferie aménagée dans un garage devenu inutile. La chaudière à granulés Guntamatic de 50 kW chauffe une école de 500 m². L'investissement de 42 000 € HT comprend une programmation par zone. L'investissement a été porté par la commune mais la gestion sera assurée par le SIVOS, responsable de la gestion de l'école.

Le Mesnil-LieubrayLe Mesnil-Lieubray. Pour un budget de 28 000 € HT, la commune a raccordé la mairie, l'ancienne école et un logement avec une régulation distincte pour chaque zone sur une chaudière à granulés OKOFEN de 25 kW. La surface totale chauffée est de 200 m². Le maire de la commune souhaite mettre en place un groupement d'achats avec les autres communes équipées de chaudière à granulés sur le Pays de Bray afin d’obtenir de meilleurs tarifs.

Gaillefontaine. La chaufferie à bois déchiqueté de 130 kW raccordée au groupe scolaire du SIVOS du Bray Est est un projet qui date de 2011. Il s'est achevé et est rentré en phase d'essais fin 2014. La chaufferie aménagée dans un ancien garage est reliée à 3 bâtiments par un réseau de 150 mètres de long. Le budget de ce projet est de 280 000 € pour une surface chauffée d'environ 2500 m².
Des problèmes de formation de mâchefer dans le foyer et de poussières dans la chaufferie sont encore à résoudre lors de cette phase de réglages.

Contact : Denis Hernandez

On vous aura prévenu !On vous aura prévenu !

La CUMA Haie'nergie et territoire s'est enfin équipée, courant décembre 2014, d'une déchiqueteuse Musmax qui tournera toute l'année sur la région Haute-Normandie et même certains territoires limitrophes.
Contact : Philippe Dilard, président (06.61.85.01.53)
La CUMA en chiffres :
- Production moyenne : 40 m³/heure ou 13 tonnes/heure. en Granulométrie 30 mm, jusqu'à 80 m³/heure en G 80 mm
- Prix de vente : entre 45 € HT et 60 € HT / tonne verte
- Tarif prestation : 260 € HT / heure rotor, tout compris (approche, chauffeurs et carburant).
- Nombre de membres : 40 agriculteurs pour le moment

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Un nouveau concept collaboratif a vu le jour à Yvetot : les Caux-workers proposent chaque premier dimanche du mois de se retrouver pour évoquer ensemble leurs projets de créations d'activité. Une belle manière de faire fructifier les idées et les talents ! Une réponse au sentiment de solitude éprouvé par certains porteurs de projets pendant la phase de création... Plus d'infos ici

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L'association L'A.R.B.R.E en Pays de Bray a réalisé, en collaboration avec Beaubec productions, un film sur les haies du terroire brayon intitulé « Des racines et des haies ». Voici la bande annonce : http://www.beaubecproductions.fr/pages/filmsencours/bande-annonce.html

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La SCIC Bois Bocage énergie de l'Orne déplore l'évolution de certaines pratiques d'exploitation du bocage et met en garde contre une dérive de l'entretien du bocage vers l'abatage complet ou même l'arrachage des haies observés dans leur département. Lire leur message d'alerte

AgendaL'agenda des Défis

 

11 mars. Journée de perfectionnement "Méthode Obsalim" avec le groupe Herbe « Pays de Bray »

12 mars. Rencontres "Comment concilier arbres et agriculture" chez Ludovic Dufour à Belleville-en-Caux. Organisé par le syndicat intercommunal d'eau et d'assainissement du Caux central, en partenariat notamment avec les Défis Ruraux. Plus d'infos ici

19 mars : 2e journée Formation "Aromathérapie en élevage laitier" Plus d'infos ici

2 avril : Formation "Accueillir du public sur ma ferme" Plus d'infos ici

7 avril : Formation "Mieux vendre mes produits fermiers" Plus d'infos ici

25-26 avril : Opération "de Ferme en Ferme" Plus d'infos ici

6 mai à Verneuil-sur-Avre & 7 mai à Allouville-Bellefosse : Formation "Flore bio-indicatrice et fertilité du sol"


L'actu en bref
L'actualité nationale vue par Brigitte Lech, administratrice de l'association

Cultures bio : la France double l'allemagne
Le "phénomène bio" comme le note Les Echos, ne cesse de s'amplifier dans l'hexagone. La France est désormais au troisième rang derrière l'Italie et l'Espagne avec 1 million d'hectares cultivés. Le nombre d'agriculteurs "convertis" a augmenté de 4 % pour s'établir à 5,5 % en 2014. Pour Elisabeth Mercier, présidente de l'Agence Bio, "il s'agit d"une évolution structurelle" ; l'alimentation bio recrute chaque année de nouveaux consommateurs ; ceux qui n'en mangent jamais ne seraient plus que 12 % ; ils étaient deux fois plus nombreux en 2013. Première motivation : la santé, avant l'environnement et le bon goût. Une préoccupation qui s'affirme avec l'arrivée du premier enfant. La nature et l'authenticité sont également des valeurs fortes qui favorisent l'achat des fruits et des légumes et, de plus en plus, les produits laitiers devant les boissons, la viande et le pain. Prés de la moitié des ventes se font en grandes surfaces et le tiers en magasins spécialisés ; le reste se répartit entre les achats à la ferme, sur les marchés et dans les "drives". La consommation devrait encore augmenter en 2015 si on se fie aux déclarations des adeptes. Ils sont 90 % à prévoir d'accroître leurs achats.

Source : Les Echos, 19/O2/2015

Vente directe, "Les producteurs ont le sourire"
C'est la conviction de La Provence, reprenant les termes d'un documentaire proposé par France 5. Et les Français, nous dit-on, commencent à changer de mode de consommation. Ils sont 83 % à penser que la vente directe par les agriculteurs est un modèle qui a de l'avenir. Une nouvelle forme d'achat "en pleine expansion, qui permet aux producteurs de pouvoir vivre de leur métier, de nouer des contacts avec leurs clients et de retrouver le sens même du métier de paysan, à savoir nourrir les gens." Cela suppose une capacité d'adaptation, avec une organisation particulière et surtout de l'entraide entre agriculteurs :"pour réussir à vivre des circuits courts la solidarité est une des clefs." Puisque c'est la téle qui le dit !! Reste que nous voyons se multiplier les articles, émissions (radio, télé) autour de ces thématiques et c'est un signe qui ne trompe pas : Une "evolution structurelle" comme dit la présidente de l'Agence Bio !

Source : La Provence, février 2015

Autre signe qui ne trompe pas : La grande distribution se saisit de la tendance !
D'où le multiple lancement d'enseignes. Grand frais débarque dans le Nord-Pas-de-Calais avec pas moins de 4 magasins qui revendiquent les produits frais et les circuits courts. Son fondateur : Matthieu Leclercq, de la galaxie Mulliez, d'abord initiateur de "la Ferme du Sart" en 2006, puis contraint au changement de nom, sous la pression de la Confédération paysanne, des écologistes et de la chambre d'agriculture qui dénoncent "l'utilisation abusive et trompeuse du mot ferme". Entre temps, on a vu le lancement du "Carré des Halles" (3000 réferences de produits, qualité, fraîcheur, circuits courts privilégiés et un rapport qualité/prix compétitif). Viennent ensuite, fin 2010, les "Partisans du Goût" promus par la division Supers d'Auchan et enfin ""Talents de fermes", une enseigne créée par des exploitants agricoles qui s'est ouverte sur 300 m2, et autant de réserves, à Wambrechies après 5 ans de concertation pour lancer le projet. C'est la seule à être 100 % circuits courts (à l'exception des références en vins), dont les 24 associés exploitants agricoles assurent, par roulement, une presence quotidienne en magasin. Ils estiment avoir atteint aujourd'hui leur vitesse de croisière "avec un peu plus de 2000 clients par semaine, pour un panier moyen de 25 euros". Chaque exploitant associé récupère 20 % du prix de vente de ses produits, le reste revenant à l'enseigne. Tendance évidemment à surveiller ; face à la multiplication des offres, le consommateur risque rapidement de perdre ses repères. De quoi redire une fois encore à quel point la réassurance produit et l'identité de la marque doivent clairement faire la difference !

Source : LSA, 26/02/2015

Loup, y es-tu ? Face aux loups les éleveurs se risquent à l'humour noir
A la veille de la fermeture du salon de l'agriculture, les éleveurs de la Confédération Paysanne ont tenté de sensibiliser le public à leurs difficultés en jouant la provocation : "Subventionne un loup, élève une brebis" proposent-ils en distribuant leurs tracts ; "une campagne adressée aux amoureux des loups convaincus que ces magnifiques animaux ne s'intéressent pas aux moutons et que la cohabitation est possible. Ainsi ils pourront les aider plus efficacement et suivre la vie, parfois courte, d'une brebis." Pour mémoire, on rappelle que la population de loups croît de 20 % par an, que son aire de répartition s'étend désormais aux Cevennes, l'Hérault et l'Aude et aussi la Lozère, avec des incursions en Franche-Comté, en Champagne et en Lorraine. 8200 brebis ont péri sous leurs crocs en 2014. Un problème qui contribue à la désertification des zones de montagne, qui touche, tout particulièrement les petits élevages à l'herbe et qui favorise la concentration et l'industrialisation de l'élevage, bête noire de la Confédération. Un crève coeur, mais aussi un manque à gagner pour les éleveurs, indemnisés à hauteur de 250 euros pour un bélier et 150 pour une brebis, sous reserve qu'on puisse produire une photo du massacre ! Le nombre de "disparus" est ainsi évalué à près de 10 000 en 2014. La ministre s'est à nouveau saisi du dossier ; elle a demandé à ses conseillers de "faire un bilan" des prélèvements effectués l'an dernier. Dans cette attente ....

Source : La Provence, 01/03/2015

 

coquelicots

Copyright photos : R. Lemonnier, Défis Ruraux, L. Tillier, Paris Normandie.
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